Việt Văn Mới
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VAGUES

La mer est toujours avec moi aux soirs tombants,
Berce mon âme aux lueurs de songes lointains.
La marée verte, vague après vague, transmet
Le frisson de l'eau bleue, fragile et incertain,
Qui embrasse le sable blanc, berceuse tendre.

Douceur, tu répands la chaleur du Cœur Parfumé,
Chasses la poussière des longs chemins, la brume des nuits.
Tu caresses, si tendre, le corps d'ivoire aimé,
Désir lointain et flou, mais jamais désespoir n'a lui.
Palpite le rythme du souvenir, le cœur attend, se meurt.

Les peines sombrent, vont au fond, s'y perdent.
Paisible, la vague glisse, moutonne aux récifs.
Elle défait la lune, la libère de l'éclipse,
Appelle le Soleil, flamboyant sur l'Est et l'Ouest si vifs.
Berceuse douce, c'est un chant de Pluie de Printemps.

Elle demeure dans la paix, cette rame qui vogue,
Sérénité de l'âme de nacre, partage avec les Humains.
Nous ne sommes pas de ceux qui brûlent les dogues,
Lançant la foudre et le tonnerre, déchirant l'humain destin.
Que d'autres voient tourner le monde à l'envers,
Notre Cœur de Pourpre, lui, rêve d'amour, à l'endroit, à l'envers.

Ô Vague ! Que j'aime ta tête blanchie par le temps !
Berce doucement ce monde d'impermanence, qu'il sème son encens.



VVM.11.03.2026.